Lors d'un AVC ou d'un Infarctus, chaque minute compte...

Une urgence où l'on doit réagir vite...

En cas d’infarctus ou d’AVC, réagir adéquatement permet de diminuer les risques de séquelles et de mortalité. Un élément important est la vitesse de réaction face aux premiers symptômes.
Et pourtant, diverses enquêtes montrent que l’attente se prolonge quelquefois plusieurs heures avant que les personnes et leur entourage ne contactent un médecin ou une structure de soins pour bénéficier d’une prise en charge appropriée.

Une campagne de communication

A partir des 24 et 25 septembre 2014, débute, en France et en Belgique, une vaste campagne d’information sur l’importance de diminuer les délais d’attente au domicile face aux premiers signes d’un événement cardiaque ou cérébrovasculaire.

L’objectif de cette campagne est d’attirer l’attention sur les signes les plus courants d’un infarctus et d’un AVC et d’inviter le public à appeler les secours au plus vite. Ne pas alarmer et ne pas banaliser, voilà le challenge.

Les faits

Le professeur Schröder, cardiologue au CHU Dinant-Mont-Godinne explique : « L’obstruction brutale et complète d’une artère coronaire ( artère responsable de l’irrigation du muscle cardiaque ) entraîne une souffrance du muscle cardiaque. Les dégâts ( perte définitive d’une partie du muscle cardiaque ) sont proportionnels à la durée de la souffrance du coeur. Ainsi, une obstruction qui persiste pendant plus de 12 heures entraîne généralement une perte irréversible du muscle cardiaque... ».

Il ajoute « La durée de la souffrance myocardique est un élément important pour le pronostic du patient. Un temps de souffrance myocardique court permet une récupération plus importante du muscle endommagé ; par contre une souffrance myocardique trop longue va entraîner une perte irréversible du muscle cardiaque. Le pronostic du patient sera, à long terme, moins bon si l’infarctus est complet et/ou étendu. ».

Il continue « En Belgique, environ 2/3 des patients sont traités endéans les 4 heures après le début des douleurs. Un quart des patients est traité endéans les 2 heures
et 1/5 dans un délai de 4 à 8 heures. Idéalement, tous les patients devraient être traités endéans les 2 heures, ce qui illustre l’importance de la tâche puisque ¾ des patients aujourd’hui sont pris en charge avec trop de délais. En 2012, le délai médian entre le début des douleurs et la prise en charge par angioplastie coronaire primaire dans notre service était de 3,5 heures. Ce délai se décompose en deux parties : 170 minutes à l’extérieur de l’hôpital et 40 minutes à l’intérieur de l’hôpital. Ceci illustre que la marge de raccourcir les délais à l’extérieur de l’hôpital est plus importante que celle à l’intérieur d’un hôpital habitué à prendre en charge ce type de pathologie
. »

Et de conclure : « Notre campagne de sensibilisation du grand public devrait aider à raccourcir le délai de la prise en charge en cas d’infarctus myocardique aigu, un
raccourcissement du délai de la prise en charge entraînera une diminution de la mortalité à 30 jours mais aussi à long terme.
 »

Cette campagne représente une invitation pour le public et pour les professionnels à aborder de nombreuses questions autour de l’AVC et de l’infarctus :

  • Quels sont les signes ?
  • Suis-je à risque ?
  • Comment puis-je diminuer ces risques ?
  • Que faire si une douleur apparaît ?
  • Dois-je attendre ? Combien de temps ?
  • Qui appeler ?…

La communication

Spots, affiches, feuillets d’information, revues, site internet, de nombreux outils ont été réalisés pour l’information du public et des professionnels.
Des médias pour éveiller le spectateur à l’importance de réagir vite lors de signes extérieurs qui pourraient faire penser à un AVC ou à un Infarctus.